CLIQUER POUR TELECHARGER UN FORMULAIRE D'ABONNEMENT
Publicite


Édito
Coup de tabac sur la presse normande
Nos lecteurs hauts normands connaissent probablement tous les graves difficultés auxquelles le quotidien Paris-Normandie est confronté, avec un dépôt de bilan et un avenir très compromis.
Dans la presse dite de territoire, qui correspond à notre revue, la situation est peu brillante là aussi. Notre confrère Pays de Normandie a disparu des kiosques pendant quatre mois (une parution début août, puis plus rien jusque début mars). Les ventes ont d’ailleurs été fort mauvaises à l’automne dernier pour toutes les revues « normandes ». Dans ces conditions, nul ne sait de quoi sera fait l’avenir. Ajoutons à cela la fermeture de nombreuses maisons de la presse, parfois dans des villes importantes (Trouville, Conches-en-Ouche, etc.). La vue d’ensemble très peu réjouissante et dans l’édition de livres aussi, la Normandie est directement touchée. Depuis quelques années, les éditions Bertout et Petit-à-Petit ont disparu, les éditions PTC vont mal…
Tout cela donne l’impression fâcheuse que la Normandie n’intéresse plus les Normands eux-mêmes. D’autres régions ont encore une identité forte, qui permet à une presse locale de tenir, comme la Bretagne, le Nord, l’Alsace (entre autres), mais la Normandie divisée ne ressemble plus à grand-chose, il faut le dire. Dans l’Ouest, les Bretons souhaitent le rattachement de Nantes à la région Bretagne. En Normandie, personne ou presque ne veut la réunification et les soupçons les pires existent entre les deux régions.
Et Itinéraires de Normandie, dans tout cela ? Depuis 25 numéros, nous nous sommes toujours efforcés de montrer la Normandie (et pas les Normandies) sous un jour un peu différent, loin des clichés et stéréotypes de pommiers et de vaches normandes. D’un point de vue purement éditorial, c’est plutôt réussi, même si notre revue n’est pas exempte de défauts, avec des articles trop longs, trop de texte et le principe du grand dossier qui est très risqué : quand le lectorat aime le sujet, cela passe, quand il n’aime pas, cela casse. D’un point de vue commercial, c’est plutôt raté. Cela ne signifie pas que nous allons nous arrêter du jour au lendemain. En revanche, nous cherchons le moyen de donner une assise plus importante à la revue. C’est ainsi que nos deux premiers hors-série, consacrés aux Gaulois, parlent des Gaulois dans notre région, bien sûr, mais aussi dans le reste de la France, ce qui nous permet une diffusion nationale, seule garante de la pérennité de la revue. N’oubliez pas de les acheter.

Bonne lecture à tous et rendez-vous fin juillet pour notre numéro 26.

Yves Buffetaut,
rédacteur en chef
itinerairesdenormandie@wanadoo.fr
Publicite